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Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /2006 19:35

Réseau de recherche international :

Développement culturel et espace public urbain

La question de la place de l’art en (dans l’) espace public est aujourd’hui un enjeu des politiques culturelles, qu’elles soient locales, nationales, voire européennes et internationales.

A ce titre l’Art public, l’Art urbain, voire les « cultures urbaines », mais également les Arts de la rue,  recouvrent concrètement des réalités différentes, parfois dissociées - parfois inter reliées, quant au rapport qui s’y structure entre champ esthétique et champ urbain.

Cette dimension de recherche qui croise l’esthétique, le politique et l’urbain, malgré son actualité, malgré sa présence manifeste, paraît fort peu explorée, ou de manière très éparse.

 

Un contexte, une opportunité ?

Début 2005, et sous l’égide du Ministère de la Culture, une opération nationale sur trois ans a été lancée concernant « le temps des arts de la rue ». Elle s’est donnée comme programme de consolider et d’aider au développement d’un secteur peu encore pris en compte par les politiques culturelles publiques.

Cette approche a d’abord permis la mise en place de groupes de travail et de réflexion ayant rendu, début septembre, des conclusions d’étape en vue d’inscrire au budget 2006 une première série d’actions. Dans le cadre des mesures présentées sur l’action en faveur du théâtre, neuf axes ont été dégagés, correspondant aux préconisations des groupes de travail.

Le dernier de ces axes concerne tout particulièrement cette action. Il a comme objectif de « mieux connaître et faire connaître les arts de la rue », ainsi que se nomme le groupe de travail piloté par Philippe Chaudoir. Comme l’indique le texte de cadrage du Ministère, publié dans le cadre des mesures en faveur du théâtre, « sur le plan des connaissances, l’étude nationale sur le public des arts de la rue piloté par le DEPS rentrera dans sa phase de réalisation et seront également impulsées de nouvelles recherches sur les esthétiques qui traversent ce secteur. En outre, un réseau d’échanges sera impulsé dans les milieux universitaires et de la recherche ».

Au-delà d’un effet d’opportunité (l’attention spécifique portée aux arts de la rue), elle correspond, comme nous l’indiquions en préambule, à un contexte qui voit se multiplier des approches en terme de formation universitaire, des travaux d’étudiants (notamment dans le cadre de masters) et l’apparition de quelques thèses en cours ou soutenues sur le thème plus générique de la présence de l’art dans l’espace public urbain. Pourtant ces travaux manquent de lisibilité globale et n’entraînent que peu de « plus value » de connaissance.

Mise en oeuvre

 

 

C’est pour cette raison qu’un réseau de chercheurs impliqués dans ce champ d’analyse s’est constitué sous la responsabilité de Philippe Chaudoir, enseignant-chercheur à l’Institut d’Urbanisme de Lyon (Université Lyon 2). Ce réseau peut disposer, d’ores et déjà, d’un appui du Ministère de la Culture et il devra solliciter le soutien d’autres ministères ou organismes compétents dans le domaine (par exemple le PUCA, au Ministère de l’Equipement, la DIV).

Ce réseau repose également sur l’assise institutionnelle d’une unité mixte de recherche CNRS / Université : l’UMR 5600 « Environnement, Ville et Société » qui l’a inscrit dans un de ses Thèmes Action-Territorialisation et, en particulier, dans le sous-thème : « Dynamiques culturelles et développement urbain ».

Ce réseau a donc comme objectif de solliciter et de rassembler des chercheurs de l’UMR 5600 (Université Lyon 2), des chercheurs CNRS, des enseignants-chercheurs d’autres universités françaises et des écoles d’architecture, des doctorants, des personnes qualifiées, ainsi que des chercheurs d’universités ou d’organismes de recherche européens (Espagne, Pologne, Roumanie) et internationaux (Canada).

A l’occasion de sa mise en oeuvre, une démarche de mise en commun de ressources doit être engagée autour d’un recensement de travaux sur le thème général de l’art en espace public urbain. Cette approche peut bénéficier de l’expertise et des ressources propres d’Hors les Murs, centre de ressource dédié aux arts de la rue et aux arts du cirque.

Par ailleurs, quelques initiatives de recherche et/ou de valorisation sont d’ores et déjà en cours :

- Implication dans un séminaire « itinérant » : Scènes Invisibles, sur les thématiques de la culture et de l’espace public.

- réalisation d'un ensemble d'études analytiques sur les esthétiques des arts de la rue

- La mise en place d’un site Web spécifique ainsi que d’une liste de diffusion pour les membres du réseau.

 A court terme, nous envisageons également :

 

 

 

- La réalisation d’une revue, sous forme mixte (papier / numérique).

 

 

Par Philippe Chaudoir - Publié dans : artsdeville
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Mercredi 25 octobre 2006 3 25 /10 /2006 18:10

Réseau de recherche international :

Développement culturel et espace public urbain

 

A signaler :un peu décalé par rapport aux thématiques du réseau mais néanmoins intéressant.

La revue Géocarrefour pourrait envisager de confier un numéro au réseau Arts de Ville. A suivre.... 

 

  

Géocarrefour 80/3 : EXPERTISES NOMADES

 

 

 

 

 

 

Ce dossier traite de la circulation et de la diffusion des modèles urbains. Alors que les recherches ont souvent porté sur des relations entre pays occidentaux ou nord-sud, mais à partir du nord, les articles présentés privilégient la perspective des pays du sud sur ces mouvements.
 
Les articles prennent en compte la diversification des pays et des régions émetteurs de modèles. Des foyers d’innovation apparaissent à partir desquels sont diffusés des expériences. Les mécanismes d’identification, de reconnaissance et enfin de mise en circulation de ces “modèles” méritent d’être identifiés. La diversification de leurs lieux d’origine induit une seconde question : comment ces différentes influences se sont-elles mutuellement agencées, concurrencées, stimulées, superposées ou succédé ? Dans ce cadre, le regard doit se déplacer et ne plus se situer dans la logique de transfert “nord-sud”, basée sur la métaphore de l’exportation, mais s’attacher également aux scènes locales qui jouent un rôle essentiel de filtrage, d’accommodation, de déformation et de recombinaison.
 
Une typologie des acteurs de la circulation identifie des relais et intermédiaires, en différents endroits et instances, entre le lieu “émetteur” et le lieu “récepteur” : ces étapes de la circulation sont des moments de reformulation et d’appropriation sélective des modèles.
 
La figure du professionnel de l’urbanisme ou de la gestion urbaine représente l’un des axes d’analyse de ces scènes locales ou intermédiaires de la transmission de modèles. La circulation, de courte ou de longue durée, parfois dans le cadre de la migration, pour études ou raisons professionnelles, constitue une dimension essentielle de la pratique de ces experts dans les pays du sud. L’étude de carrefours, comme certaines organisations internationales ou non-gouvernementales, est une autre manière de développer une telle perspective, comme un écran sur lequel sont projetés des flux de particules, dont la mise à plat à un moment donné permet de dresser une cartographie, de repérer des convergences ou au contraire, des processus d’évitement.
 
Les trois premiers textes étudient des exemples de circulations d’idées, de pratiques et d’acteurs de l’aménagement urbain entre pays du sud. Les quatre autres articles adoptent une démarche différente où l’essentiel réside moins dans les circulations des experts que dans le fait de scruter les modalités de réceptions d’expertises, de modèles et de pratiques d’aménagement, par des professionnels et des élus ou responsables politiques locaux.
 
La circulation accrue des experts et des expertises et la diversification de leurs lieux d’origine ne sont pas dissociables d’une recomposition des structures de domination économique et politique. Ces formes de domination n’imposent pas des “modèles”. Localement, tout un travail de réappropriation est sans cesse à l’œuvre. Les changements de statuts entre différentes positions institutionnelles (étudiant, militant, expert, responsable élu, et cette énumération n’est pas nécessairement linéaire) sont l’occasion d’une insertion dans un espace idéologique qui dépasse le local et favorise ces circulations d’ides et de pratiques. En conclusion, la circulation des expertises ne peut se comprendre uniquement à la lumière des rapports de force économiques et politiques globaux qui se dessinent dans la mondialisation actuelle. Elle suit des chemins éminemment complexes, dans le temps et dans l’espace, où les facteurs propres à la scène locale jouent un rôle majeur.
 
Eric VERDEIL

Géocarrefour, ex-Revue de géographie de Lyon

 

Tel +33 4 78 78 75 44 - Fax : +33 4 78 78 71 85 - www.geocarrefour.org

 

 

TABLE DES MATIÈRES DU NUMÉRO (format A4, 96 pages)
 
 
Éric VERDEIL              
Expertises nomades au sud. Eclairages sur la circulation des modèles urbains
The itinerant character of expertise in developing countries. Insights into the spread of urban models
 
Xavier GUILLOT                          
Flux économiques, transferts d’expertises et production immobilière haut de gamme en Asie orientale
Economic exchanges, transfer of expertise and high-end property development in Eastern Asia
 
Valérie CLERC 
Les politiques de résorption des quartiers informels à Phnom Penh. Influence des organisations internationales et contradictions de l’action publique
Policies of integration of informal settlements at Phnom Penh . The influence of international organizations and the contradictions in public policy
 
Joe NASR                               
Saba Shiber, “Mr Arab Planner”. Parcours professionnel d’un urbaniste au Moyen-Orient
Saba Shiber, Mr. Arab Planner. The career path of an urban planner in the Middle East
 
Sébastien VELUT          Silvia ROBIN    
Entre Barcelone et Porto Alegre : la gestion municipale à Montevideo et Rosario
Between Barcelona and Porto Alegre : municipal management at Montevideo and Rosario
 
Jean-Fabien STECK                 
Abidjan et le Plateau : quels modèles urbains pour la vitrine du “miracle” ivoirien ?
Abidjan and the Plateau : what urban models for the showcase of the Ivory Coast's “miracle”?
 
Jean-Michel CUSSET               
Expertise étrangère et expertise locale : le cas des villes au Viêt-Nam
Foreign and local expertise : the case of Vietnam’s cities
 
Taoufik SOUAMI                       
Liens interpersonnels et circulation des idées en urbanisme. L’exemple des interventions de l’IAURIF au Caire et à Beyrouth
Interpersonal relationships and the spread of ideas in urban planning. The example of the actions of the IAURIF in Cairo and Beirut
 
Pierre-Yves SAUNIER                
Épilogue : à l’assaut de l’espace transnational de l’urbain, ou la piste des mobilités
Charge ! Looking for circulatory spaces and regimes, an epilogue

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Bon de commande
 
Madame, Monsieur ……………………………………………………………….
 
Adresse ……………………………………………………………………………
 
Commande le numéro 80/3 de la revue Géocarrefour EXPERTISES NOMADES
 
Au prix de 18,5 euros (+ 3,20 euros de frais de port) soit un total de 21,70 euros
 
A Géocarrefour, Revue de Géographie de Lyon, 18 rue Chevreul, 69362 LYON cedex 07 ou par fax : +33 4 78 78 75 44
 
Par chèque ou souhaite l’établissement d’une facture
 
Date                                        signature
 
 
La commande peut aussi être effectuée par mail à « buisson@univ-lyon3.fr »

Par Philippe Chaudoir - Publié dans : artsdeville
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Vendredi 3 novembre 2006 5 03 /11 /2006 17:01

 

 Suite à la remarque d'Emmanuel Wallon sur les possibilités de ressources, voir le site ABES

 

La recherche documentaire sur les outils du  Sudoc

Le catalogue Sudoc et le portail Sudoc sont deux outils complémentaires de recherche documentaire mis à la disposition du public sur le Web.

Le Catalogue Sudoc : http://www.sudoc.abes.fr/

Il devrait répondre à votre attente si vous souhaitez :

  • identifier un document et en obtenir sa description bibliographique
  • constituer ou télécharger une bibliographie
  • localiser un document au sein du réseau Sudoc
  • obtenir le prêt d'un document ou sa reproduction
  • trouver les coordonnées d'une bibliothèque
Le Portail Sudoc : http://www.portail-sudoc.abes.fr/

Il devrait répondre à votre attente si vous souhaitez :

  • accéder au texte intégral d'articles scientifiques, de thèses, de pré-publications...
  • effectuer une recherche sur un vaste corpus documentaire 
  • cibler vos recherches sur un type de documents : thèses, fonds numérisés, articles...
  • avoir un aperçu de la production internationale sur un sujet donné
Par Philippe Chaudoir - Publié dans : artsdeville
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Mardi 14 novembre 2006 2 14 /11 /2006 22:50
Par Philippe Chaudoir - Publié dans : artsdeville
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Lundi 26 novembre 2007 1 26 /11 /2007 16:40

 

Recherche sur les esthétiques des arts urbains

 

Généalogie, formes, valeurs et significations

 

Avant-propos

 

La présente recherche a été menée dans le cadre d’un appel d’offre du Ministère de la Culture et de la Communication portant sur différentes études couvrant le champ des esthétiques des arts de la rue.

 

Le réseau « Arts de Ville » (Réseau de recherche international : Développement culturel et espace public urbain) a proposé une réponse collective à cet appel d’offres. Ce réseau a été créé en 2006, dans le contexte d’une opération nationale sur trois ans concernant « le temps des arts de la rue », opération qui s’est donnée comme programme de consolider et d’aider au développement d’un secteur peu encore pris en compte par les politiques culturelles publiques.

 

En savoir plus…

 

 

Présentation de la recherche

 

Cadre problématique initial

 

Le présent document constitue le rapport final d’une série d’études engagées en réponse à l’appel d’offres de la DMDTS sur « les esthétiques des arts de la rue ».

 

Les sujets de ces études, sous l’angle des esthétiques, couvrent essentiellement trois champs : celui de leur dimension historique ou plus exactement généalogique, celui des formes et des dispositifs qu’elles recouvrent, celui, enfin des représentations, des valeurs et significations auxquelles elles renvoient.

 

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I. Une histoire du champ (Philippe Chaudoir)

 

Sans doute faut-il le redire ici, mais retracer l’histoire d’un champ artistique, somme toute encore en voie de consolidation, nécessite quelques précautions.

 

Ces précautions s’imposent d’abord parce que, comme nous l’avons évoqué, l’histoire constitue un enjeu contemporain pour les acteurs eux-mêmes. En effet, on sait en quoi elle est un opérateur de légitimité au plan des hommes, des structures et des institutions mais également des formes et intentionnalités esthétiques.

 

I.1. Des caractéristiques stabilisées

 

Une citation extraite de « l’auto-histoire » du Cirque Plume met bien en évidence l’entrecroisement entre influences politiques et esthétiques, contexte de l’émergence d’un désir artistique, événements marquants ou mobilisateurs et éléments de structuration, voire d’institutionnalisation.

 

« En 1980, tous ceux qui vont créer le Cirque Plume participent au sein de diverses compagnies à "La falaise des fous", mythique festival jurassien fondateur du renouveau des arts de la rue. Puis nous créons des spectacles de rue, mélangeant déjà la musique aux techniques de cirque, au boniment, au théâtre, à la danse, que nous donnons dans les fêtes rurales, les rues des villes et les petits théâtres. La manche en été, sur les places publiques, complète notre économie modeste et remplit nos têtes du romantisme nomade de la Strada, du Capitaine Fracasse et autres hercules sur la place […. ]

 

Au regard des ruines des espérances politiques, après Sartre, Guy Debort, LIP, les fêtes sur le Larzac, les spectacles du Bread & Puppets Theater, Gong, Soft Machine et Grateful Dead, l’herbe à nigaud, le Grand Magic Circus, les manifs, les belles années de la révolution sexuelle, les copains partis si tôt, ceux qui n’ont pas trouvé à enchanter leur vie et sont passés de l’autre côté, …nous cherchons un chemin buissonnier. »

 

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Un théâtre en crise

 

Des modes d’intervention issus des arts plastiques

 

Des saltimbanques réunis…

 

L’entrée dans le champ professionnel de la diffusion

 

« Préhistoire » d’un genre : expérience et manifeste (1965-1978)

 

Le temps des historiques (1979-1989)

 

La seconde génération (1990-1993)

 

Les arts de la rue : un secteur constitué (1994-2003)

 

L’après crise de l’intermittence…

 

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I.2. Des approfondissements nécessaires

 

I.3. Mais qui supposeraient des investigations complémentaires

 

Le rapide panorama qui vient d’être esquissé concernant les compagnies met en évidence la nécessité de procéder dans l’avenir à de nécessaires approfondissements. Si, comme nous l’annoncions, on peut avoir une certaine garantie qu’ont existé un certain nombre de paliers, il reste à mieux identifier ce qui a pu, notamment du point de vue des esthétiques, mais aussi de la formation des valeurs, les spécifier.

 

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En synthèse : homogénéité corporative, connivences et divergences générationnelles (Michel Crespin)

 

Pour illustrer cette démarche, on développera d’abord l’exemple du travail mené par Michel Crespin sur la recension de paroles d’acteurs. On insistera ici sur les présupposés et la méthode de collecte, sachant que l’ensemble des matériaux déjà recueillis n’a fait l’objet que d’un traitement rapide.

 

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Une étude de cas : l’été Romain (Giada Petrone)

 

Il n'existe pas encore d’étude approfondie sur l'Eté Romain. Ma recherche se base sur le dépouillement de toute la presse de l'époque et sur quelques interviews filmées que j'ai réalisé avec certains des protagonistes de l’époque. L'argument est vaste, articulé et riche de thèmes à développer. Dans ce rapport, je me limite à en tracer l'histoire, en soulignant les évènements les plus intéressants et à mettre en évidence les liens avec les Arts de la rue français.

 

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I.4. Continuités, filiations, ruptures

 

Le mouvement des «Arts de la Rue», même s'il s’est proposé, pour un temps d’être un renouvellement de la tradition festive, et continue souvent d’être interprété de la sorte, n’y puise pas, en réalité, ses seules références. En dehors du fait que celles-ci procèdent souvent d’une réinterprétation parfois éloignée des conditions originelles du développement de la fête, c’est finalement plus autour d’un corpus qui est celui des interventions artistiques en espace urbain qu’il nous paraît plausible de trouver des éléments originaires.

 

Les filiations artistiques des années 60

 

Les proximités déniées

 

L’apport esthétique des années 90 : des modifications du rapport à l’œuvre trans-artistiques

 

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I.5. Un impact des politiques culturelles et de l’économie du spectacle vivant sur la production des esthétiques

 

Au-delà des dimensions politiques (philosophiques) et esthétiques, reste à mettre en évidence la manière dont ces arts se sont intégrés dans le champ culturel, en particulier dans leur rapport au public et dans leur inscription dans les politiques culturelles publiques.

 

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II. Les composantes morphologiques de la question esthétique : écrire pour l’espace public ?

 

L’analyse historique nous a permis de dégager un certain nombre de principes d’action qui paraissent être au fondement d’une « écriture » artistique singulière (Cf. des caractéristiques stabilisées mais également continuités, filiations et ruptures). En tant que tels, ces principes ne constituent pas nécessairement des modes opératoires mais ils conditionnent largement le rapport aux formes produites, à l’environnement dans lequel se déroulent les spectacles et le sens qui s’en dégage.

 

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II.1. Le public au cœur de cette question : les relations acteurs-spectateurs dans les arts de la rue comme analyseur des esthétiques (Anne Gonon)

 

Le savoir empirique et intuitif des artistes et professionnels du secteur des arts de la rue nourrit depuis plusieurs décennies une idée devenue tout à fait consensuelle au sein de ce secteur : il se passe quelque chose de particulier pour le spectateur au cours d’une représentation théâtrale de rue. Le contexte d’exécution, les dispositifs, le mode de jeu, le rapport au texte, la transdisciplinarité… de nombreux partis artistiques contribuent à faire des arts de la rue un champ artistique à part entière dont les contours et singularités doivent encore être définis, affinés, analysés.

 

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II.2. Mythologie du spect’acteur : les formes d’interaction entre acteurs et spectateurs, comme révélateur d’esthétiques relationnelles (Serge Chaumier)

 

Poncif des arts de la rue, leitmotiv dans les discours, intention généreuse dans les projets de création, stéréotype dans les représentations du secteur, l’idée d’interactivité et si possible de mise en mouvement du public, voire de métamorphose du spectateur en acteur de la proposition artistique, interroge. Au point que le terme de « spect’acteur » a même été proposé.

 

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II.3. Formes matérielles : l’espace du jeu. Créations et usages dans/de l’espace public (Catherine Aventin)

 

Ce programme de recherche sur les esthétiques des arts de la rue s’inscrit pour nous pleinement dans une thématique originale que nous explorons depuis près d’une dizaine d’années, c’est-à-dire les rapports entre espace public et actions artistiques et plus précisément les arts de la rue.

 

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II.4. Dramaturgie, scénographie, régie (Marcel Freydefont)

 

Deux postulats guident la réflexion sur les fondements esthétiques  de la représentation théâtrale :

 

- D’une part le théâtre est défini avant toute autre chose comme un dispositif spatio-temporel, un dispositif esthétique et social qui rassemble dans un même temps et un même lieu les acteurs et les spectateurs de la représentation d’une œuvre ou plus directement d’une action.

 

- D’autre part, le théâtre est entendu de façon extensive, synonyme de la notion de spectacle.

 

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II.5. L’imaginaire urbain dans son rapport aux esthétiques (Philippe Chaudoir)

 

Parler d'imaginaire urbain suppose de constituer la ville comme objet voire sujet d'un imaginaire collectif.

 

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II.6. Lire les spectacles : les caractéristiques d’une grilles d’analyse (Philippe Chaudoir)

 

Cette proposition conclusive du chapitre sur les formes et les dispositifs a comme objectif programmatique de dégager une approche méthodologique susceptible de fonder une typologie raisonnée des formes esthétiques mise en œuvre par les arts de la rue.

 

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III. Les intentionnalités esthétiques

 

Il s’agit, dans cette dernière partie, d’évoquer les systèmes de valeurs portés par les individus et les groupes se réclamant des arts de la rue, c’est-à-dire l’articulation des catégories esthétiques et éthiques à travers quatre registres d’interprétation : sens, identités, représentations et valeurs.

 

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III.1. Identité et relation esthétique (Marie-Hélène Poggi)

 

Poser la question de l’identité des arts de la rue, c’est admettre qu’au delà de la diversité des cas de figures qui composent ce secteur particulier du champ artistique, on peut faire l’hypothèse d’un principe opératoire d’identification qui s’appliquerait à tous et permettrait la réalisation d’une double opération

 

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III.2. Comment les arts de la rue parlent d’eux-mêmes : Une communication interpersonnelle de masse, des échanges polylogaux (Jean-Michel Rampon)

 

Il est possible de définir par polylogale toute situation de communication qui réunit plusieurs participants. A ce titre, le problème ne provient pas tant du nombre (d’au moins trois participants à un nombre en théorie infini, à l’instar de la présente liste rue), que de la difficulté à définir clairement la catégorie même de participants.

 

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III.3. Comment les arts de la rue parlent d’eux-mêmes : la liste rue du Fourneau (Violaine Lemaitre)

 

« […] J'estime que la liste est un outil d'information, une sorte de journal, avec ses infos à chaud, ses petites annonces, ses éditos et ses pages d'opinion […], ses nouvelles du front (les chroniques de tournée de JL et consort), ses billets d'humeur, ses pages syndicales, ses rubriques économiques, ses revues de presse et tout et tout. Tout ça forme un ensemble vivant et qui m'est devenu indispensable, même si parfois ça frise dangereusement la presse de caniveau et le pugilat bas de gamme. »

 

C’est ainsi que Pierre Prévost, directeur artistique de la compagnie Acidu, définit la « liste rue» à laquelle nous allons nous intéresser ici.

 

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III.4. Esthétique de la fraternité ou sémiotique de l’alterité (Bernard Lamizet)

 

La réflexion sur les arts de la rue repose, d’abord, sur une méthode d’analyse et de lecture des identités dont ces expressions artistiques peuvent être porteuses. On peut, en particulier, relever quatre types d’identités qui peuvent être portées et représentées par les formes esthétiques des arts de la rue.

 

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III.5. Le contrat de co-présence : esthétique et politique (Emmanuel Wallon)

 

Je pars du constat que l’étude sociologique des publics telle que développée depuis quelques années est restée statistique, descriptive. Si on croise cette approche avec l’esthétique de la communication (réception/ émission), le spectateur n’est pas que récepteur mais agent, acteur des spectacles.

 

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III.6. Quel rapport au(x) territoire(s) et leur retour sur les esthétiques (Bernard Bensoussan)

 

Je suis chercheur au CNRS dans un groupe de recherche qui s’appelle le GRS (groupe de recherche sur la socialisation). Dans ce travail, je dirige un axe de recherche qui s’appelle « milieu de génération itinérant » : dans lequel nous faisons l’étude des processus de socialisation conçus comme des configurations de personnes dont les liens résultent d’intérêts communs, des personnes qui se trouvent dans des jeux collectifs.

 

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Conclusion

 

L’occasion offerte par cette recherche a permis, en effet, à la fois de stabiliser certaines connaissances mais aussi de mieux problématiser quelques questions centrales. Parallèlement, elle a été l’opportunuité de formuler des cadres méthodologiques qui peuvent être l’objet d’une exploitation plus systématique dans l’avenir, notamment en distinguant un ensemble de paramètres d’analyse significatifs et en construisant leurs articulations.

 

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Contributions complémentaires

 

L’impact social et territorial de l’utilisation des orgues de barbarie et de leur répertoire dans les animations de rue  (Frédéric Lamantia)

 

La présente recherche s’intéresse à la place des orgues de barbarie dans les animations sur la voie publique et plus spécialement dans quelques festivals

 

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Par Philippe Chaudoir - Publié dans : artsdeville
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