Mardi 1 mai 2007
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Ecole nationale supérieure d'architecture de Paris-Val de Seine
L'exposition, présentée dans la nouvelle école d'architecture Paris Val de Seine, réalisée par l'architecte Frédéric Borel, devait ouvrir ses portes le 6 mars pour se poursuivre jusqu’au 21 avril 2007. L’ouverture retardée de la nouvelle école, a amené les organisateurs à proposer ces nouvelles dates.
Un réseau d'institutions culturelles et scientifiques, d'écoles, des centres culturels de différents pays lui fera parallèlement écho : exposition d’artistes contemporains à la galerie Univer, de design et de signalétique urbaine à l’Institut finlandais, de photos à l’Institut Goethe, à l’Ecole spéciale d’architecture, d’œuvres des favelas à la Fondation et à l’ambassade de l’Argentine, sur les banlieues urbaines à l’Institut suédois, les taxis de Mexico à la Maison du Mexique… lectures de textes littéraires à la Bibliothèque nationale, dossier sur les rues et les cités dans la revue Urbanisme, balades urbaines, workshops… Des contributions chinoises, brésiliennes, européennes sont également prévues.
…Ou comment partager la rue ?
On y circule, on y vit, on y travaille, on s’y expose, parfois on s’y bouscule voire on s’y cogne ; innombrables pratiques qui se croisent et s’interceptent, faisant tour à tour de la rue un lieu de rencontres et de conflits : le meilleur et le pire !
Et dans toutes les villes du monde, les mêmes questions : à quoi et à qui servent les rues ? À qui appartiennent-elles ? Qui décide, contrôle, surveille ? Comment concilier toutes les vitesses, tous les modes de déplacement, les besoins des habitants et ceux des passants, des commerçants... ? Comment les rendre lisibles, fluides, conviviales ? Jusqu’où la publicité, le business, la liberté d’expression, l’art peuvent-ils s’y exprimer, voire s’en emparer ?
Les rues des villes sont des lieux multifonctionnels qui doivent assurer à la fois la desserte des riverains et la traversée des quartiers, et qui accueillent souvent de multiples activités et usages et fonctionnent comme des lieux de rencontres et comme des médias.
Or ces fonctions sont plus ou moins compatibles les unes avec les autres, ce qui entraîne des dysfonctionnements et des conflits divers. L’extension des villes, en hauteur et en surface, et la diversification des déplacements et des modes de transports aiguisent ces problèmes d’usage et de partage de la rue. Pour essayer de les résoudre, l’urbanisme moderne a eu tendance à hiérarchiser et spécialiser les voies par fonctions, et à séparer les mobilités et les activités.
Ces solutions sont aujourd’hui débattues car elles ont, dans certains cas, des effets pervers, qui soulignent les limites du "partage – séparation". D’autres solutions sont aujourd’hui explorées et mises en œuvre dans le monde, souvent plus fondées sur un "partage - mise en commun" qui, sous diverses formes, s’efforcent d’exploiter le potentiel d’urbanité de la mixité fonctionnelle et sociale.
On y circule, on y vit, on y travaille, on s’y expose, parfois on s’y bouscule voire on s’y cogne ; innombrables pratiques qui se croisent et s’interceptent, faisant tour à tour de la rue un lieu de rencontres et de conflits : le meilleur et le pire !Et dans toutes les villes du monde, les mêmes questions : à quoi et à qui servent les rues ? À qui appartiennent-elles ? Qui décide, contrôle, surveille ? Comment concilier toutes les vitesses, tous les modes de déplacement, les besoins des habitants et ceux des passants, des commerçants... ? Comment les rendre lisibles, fluides, conviviales ? Jusqu’où la publicité, le business, la liberté d’expression, l’art peuvent-ils s’y exprimer, voire s’en emparer ?Les rues des villes sont des lieux multifonctionnels qui doivent assurer à la fois la desserte des riverains et la traversée des quartiers, et qui accueillent souvent de multiples activités et usages et fonctionnent comme des lieux de rencontres et comme des médias.Or ces fonctions sont plus ou moins compatibles les unes avec les autres, ce qui entraîne des dysfonctionnements et des conflits divers. L’extension des villes, en hauteur et en surface, et la diversification des déplacements et des modes de transports aiguisent ces problèmes d’usage et de partage de la rue. Pour essayer de les résoudre, l’urbanisme moderne a eu tendance à hiérarchiser et spécialiser les voies par fonctions, et à séparer les mobilités et les activités.Ces solutions sont aujourd’hui débattues car elles ont, dans certains cas, des effets pervers, qui soulignent les limites du "partage – séparation". D’autres solutions sont aujourd’hui explorées et mises en œuvre dans le monde, souvent plus fondées sur un "partage - mise en commun" qui, sous diverses formes, s’efforcent d’exploiter le potentiel d’urbanité de la mixité fonctionnelle et sociale.
Structure de l’exposition
Un espace vidéo dans un cube de 8 mètres de large, pour une expérience étonnante dans une quarantaine de rues du monde : "vous n’êtes pas dans la rue, vous êtes la rue !",
Une cinquantaine de projets internationaux, qui présentent les nouvelles approches de la rue par les urbanistes et les architectes du monde entier,
Une centaine de photos de grandes agences internationales et des documents qui questionnent la rue-média, ou l’aspect communicant de la rue, la rue-fiction, les enjeux de gouvernance pour faire face aux nouveaux besoins.
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