Réseau de recherche Développement culturel en espace public urbain
Appel à communications Colloque international
4èmes Rendez-vous de Géographie culturelle, Ethnologie et Etudes culturelles en Languedoc-RoussillonDeadline for proposals: Mays 15, 2009
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Dates et lieu du colloque: 25-27 février 2010, Université de Nîmes (France)
Contact – envoi des propositions :
MTE – Christiane Lagarde – tél. 04 67 14 24 43 christiane.lagarde@univ-montp3.fr
Mutations des Territoires en Europe – FRE 3027- Université Paul Valéry –
Route de Mende – 34199 Montpellier cedex 5
Tél. : 04 67 14 24 43 – Fax : 04 67 14 25 22
E-mail : mte@univ-montp3.fr – http://recherche.univ-montp3.fr/mte/
Comité d’organisation :
- Catherine Bernié-Boissard, catherine.bernie-boissard@wanadoo.fr Géographie, Université de Nîmes, FRE 3027 MTE, Université Montpellier 3
- Dominique Crozat, dominique.crozat@univ-montp3.fr Géographie, FRE 3027 MTE, Université Montpellier 3
- Laurent-Sébastien Fournier, laurent.fournier@univ-nantes.fr Ethnologie, EA 3260 CENS, Université de Nantes
- Claude Chastagner, claude.chastagner@univ-montp3.fr Etudes culturelles, Université Montpellier 3
Partenaires :
Université de Nîmes
Université de Montpellier 3
CNRS Languedoc-Roussillon
Maison des Sciences de l’Homme Montpellier-Languedoc-Roussillon
Ville de Nîmes, Conseil général du Gard, Région Languedoc-Roussillon
Appel à communications: 15 janvier 2009
Date limite de soumission des propositions de communication: 15 mai 2009
Début des inscriptions en ligne : 15 juin 2009
Date limite de réception des premières versions des communications: 15 décembre 2009
Dates et lieu du colloque: 25-27 février 2010, Université de Nîmes (France)
Les propositions seront présentées sous la forme d’un document Word d’une à deux pages, comprises entre un minimum de 2000 signes et un maximum de 4000 et comprendront 5 mots clés : elles
devront mentionner nom et prénom, discipline d’origine, statut, rattachement institutionnel de l’auteur et adresse électronique.
Les propositions seront impérativement rédigées en Times New Roman de 12 points, interligne 1,5. Le fichier informatisé du résumé envoyé aux organisateurs par voie électronique sera simplement nommé par les nom et prénom de l’auteur sous la forme : NOMPrénom.doc.
Les propositions de communication seront adressées exclusivement à : christiane.lagarde@univ-montp3.fr
Les communications pourront être données en français ou en anglais.
Comité scientifique
Jean-Pierre Augustin, professeur de géographie, Bordeaux
Philippe Blanchet, professeur de sociolinguistique, Rennes
Jeremy Boissevain, professeur d’anthropologie sociale, Amsterdam
Jocelyne Bonnet-Carbonell, professeur d’ethnologie, Nîmes
Paul Claval, professeur de géographie, Paris
Jean Davallon, professeur de Sc. Info. Comm., Avignon
Isabelle Garat, maître de conférences en géographie, Nantes
Maria Gravari-Barbas, professeur de géographie, Paris
Xavier Greffe, professeur d’économie, Paris
Mickael Janoschka, chercheur au CSIC, Madrid
Deborah Kapchan, professeur, performance studies, New York University
Joël Lancelot, professeur de géochimie environnementale, Nîmes
Régis Keerle, maître de conférences en géographie, Rennes
Frédéric Leriche, maître de conférences en économie, Toulouse
André Micoud, directeur de recherche au CNRS, Saint-Etienne
Dorothy Noyes, assistant-professor, cultural studies, Ohio State University
Michel Rautenberg, professeur d’ethnologie, Saint-Etienne
Dominique Salini, professeur en arts, Corte
Elodie Valette, chercheur au CIRAD, Montpellier
Note d’intention scientifique
Le patrimoine culturel rencontre aujourd’hui une diversité d’attentes concernant le développement des territoires : volontés de valoriser le patrimoine et désirs de territoires ouvrent sur des questions humaines, sociales, politiques, sur de nouvelles formes de contestation de l’économie de marché, sur des remises en question de notre rapport à l’environnement. La diversité des formes et des usages de la notion de patrimoine pose ainsi la question de son ambiguïté croissante, à l’heure où la notion de développement elle-même rencontre les problématiques de la durabilité et de la pluridisciplinarité. Ces évolutions font voir le patrimoine culturel de manière différente : elles invitent à interroger les dynamiques plurielles qui l’organisent, à comparer ses usages à l’échelle internationale, à étudier concrètement les revendications patrimoniales à l’échelle des différents territoires.
Les travaux sur le patrimoine culturel se sont multipliés depuis quelques années, alors même que l’usage de la notion s’étendait et qu’elle était appliquée à des réalités de plus en plus variées. Le champ de définition du patrimoine s’est en conséquence ouvert, conduisant les plus pragmatiques des analystes à défendre l’idée selon laquelle « est patrimoine ce qui est défini comme tel par un collectif d’acteurs sociaux donné ». Pourtant, en dépit même des nombreux efforts mis en œuvre pour penser le patrimoine culturel dans une perspective pluridisciplinaire, la division de l’espace académique français a conduit le plus souvent à penser le patrimoine au prisme des intérêts des différentes disciplines concernées par son analyse. En France, historiens (Nora, Choay, Poulot), sociologues (Micoud, Lamy), ethnologues (Fabre, Bromberger, Rautenberg), sociolinguistes (Blanchet), sémiologues (Davallon), géographes (Di Méo, Gravari-Barbas, Veschambre), économistes (Greffe) ont, chacun à leur manière, éclairé le patrimoine en fonction de leurs références et de leurs habitus disciplinaires respectifs. De cette manière, le patrimoine a été le plus souvent ramené à des grilles de compréhension conceptuelles qui ont permis de caractériser le fait patrimonial en fonction des différents concepts préalablement forgés au sein des disciplines académiques : le patrimoine se rapporte ainsi assez spontanément à des enjeux de mémoire et de manipulation du passé pour les historiens, à des jeux d’acteurs pour les sociologues, à des manières de construire des identités collectives ou aux problématiques de la transmission culturelle pour les ethnologues, à des processus de construction du sens pour les sémiologues, à des processus de valorisation sociaux ou discursifs pour les sociolinguistes, à des façons d’aménager les territoires, à des modalités de l’action publique territoriale ou à des processus d’appropriation de l’espace pour les géographes, et à une source potentielle de profit et d’emplois pour les économistes.
Plus récemment et de façon plus transversale, les approches postmodernes de différentes disciplines ont développé à partir d’un positionnement proche des sémiologues des réflexions qui conduisent à mettre en relation les processus de patrimonialisation, la virtualisation du temps et le besoin de se situer par rapport à un éternel présent. Cette hypertrophie du champ des travaux liés au patrimoine rend plus que jamais nécessaire une réflexion qui associe la pensée théorique des disciplines académiques et la pensée opérationnelle des décideurs et des professionnels.
De plus, pour paraphraser le dicton populaire, chacun voit le patrimoine à sa porte, et le patrimoine devient ainsi de plus en plus souvent une sorte d’excuse intellectuelle pour faire fonctionner dans une perspective heuristique les concepts de base des différentes disciplines concernées par son analyse. Il est ainsi important de consolider la compréhension de la notion du patrimoine pour dire ce que fait vraiment le patrimoine sur le terrain et pourquoi la notion connaît tant de succès auprès de différentes catégories d’acteurs sociaux, en dépit même de ses détracteurs et des critiques formulées à son encontre. Comment, pourquoi, avec quels outils les acteurs se saisissent-ils du patrimoine ou agissent au nom du patrimoine pour en tirer un profit en termes de développement ? Comment ce qui est appelé, reconnu, revendiqué comme patrimoine est-il instrumentalisé à des fins de développement ?
Répondre à ces questions suppose d’interroger la notion de patrimoine culturel, devenue banale dans les politiques publiques. Il s’agira d’en souligner les ambiguïtés, d’évoquer et de comprendre ses succès et ses illusions, de questionner les conditions et le(s) moment(s) de son émergence dans différents champs (les politiques publiques, les sciences sociales), d’en répertorier les manifestations dans les pratiques sociales, afin de cerner le flou qui l’entoure.
Le thème de réflexion central du colloque concernera les évolutions et les développements possibles de la notion de patrimoine culturel : comment le patrimoine suscite-t-il de nouveaux débats sociaux et politiques sur différents territoires ? En quoi cristallise-t-il des désirs de changement en termes humains, ou concernant le rapport à l’économique, le rapport à l’environnement ? Pourquoi la référence au patrimoine reste-t-elle si efficace dans le discours public malgré les risques d’instrumentalisation et de standardisation, de réification du vivant, de passéisme ? Il s’agira ici de réexaminer les approches existantes du patrimoine culturel, dans une perspective à la fois critique et opérationnelle, dans la confrontation des points de vue des chercheurs et des professionnels du patrimoine.
Pour ce faire, le colloque entend se servir des outils de la géographie, de l’économie, de l’ethnologie, de l’analyse culturelle et de l’ensemble des disciplines intéressées à cette notion de patrimoine, en privilégiant l’idée pragmatique d’un patrimoine culturel constitué par l’ensemble des pratiques et des représentations d’un groupe humain donné. Dans cette perspective, il ne s’agit pas de faire correspondre le fait patrimonial aux exigences théoriques et conceptuelles préalables des disciplines universitaires, mais bien de montrer que les disciplines universitaires peuvent éclairer concrètement le réel afin de comprendre les mutations sociales et culturelles en cours. Le caractère interdisciplinaire du colloque permettra de tracer des perspectives qui dépassent les frontières et de proposer des balisages communs. Une partie importante du colloque pourra être consacrée à des études de cas concernant le patrimoine culturel dans différents pays. Les comparaisons s’intéresseront aux débats en cours concernant les manières de valoriser le patrimoine culturel, ainsi qu’aux terminologies et aux paradigmes utilisés pour désigner le patrimoine culturel à l’échelle de l’Europe ou au-delà (cultural heritage, beni culturale, Erbe, culturarv, politistikē klēronomia, dziedzictwo kulturowe, örökség, nasledstvo, etc.). Le colloque proposera aussi des regroupements thématiques, voire même autour d’objets communs, considérés comme patrimoniaux par les différents groupes culturels, sociaux ou autres (musiques, fêtes et festivals, rituels, pratiques physiques, expressions orales, arts et savoir-faire, architecture, techniques, cuisine, culture matérielle, etc.) et balisés par plusieurs communications d’horizons variés.
Des communications sont attendues de la part des chercheurs comme des acteurs du patrimoine, sous forme d’analyses qui problématiseront précisément la relation entre patrimoine culturel, désirs de territoires et modes de développement. Il s’agira de mieux comprendre comment le sens du patrimoine coïncide avec l’émergence de nouveaux espaces sociaux et répond aux impératifs collectifs contemporains de recherche de lien social, de bien-être et de tranquillité sociale. Il faudra caractériser les relations entre patrimoine culturel et gestion du vivant, de manière à saisir ce qui distingue les aspects matériels et immatériels du patrimoine culturel. De même, on pourra se demander comment la notion de développement durable se combine et/ou se surimpose progressivement à celle de patrimoine, comment s’opèrent les transitions de la « patrimonialisation » vers la « durabilité ».
A l’intérieur du thème général ainsi défini, seront privilégiées les propositions qui s’inscriront dans l’un ou l’autre des axes de questionnement suivants :
1/ La question économique : quels sont les indicateurs qui témoignent d’une évolution du patrimoine culturel et de son adaptation à de nouveaux paradigmes ?
2/ La question territoriale : en quoi les références au patrimoine servent-elles le « marketing des lieux », la gestion de l’espace et la construction de nouveaux espaces attractifs dans différentes régions du monde ? Comment se construisent les « patrimoines nomades » et les références imaginaires aux cultures d’origine chez les populations migrantes ?
3/ La question des identités : en quoi le patrimoine culturel favorise-t-il la construction d’identités collectives territorialisées ? Peut-on parler avec la patrimonialisation de risques de standardisation et de globalisation, ou au contraire d’aide au maintien de la diversité culturelle ? Le patrimoine est-il une garantie d’inviolabilité des biens culturels transmis ou une injonction au développement touristique ? En quoi l’assomption patrimoniale contemporaine participe-t-elle de la transformation de la vie quotidienne, de la redéfinition des cadres mentaux et de l’expérience des lieux ? Quels sont les liens entre patrimoine, construction des temporalités et vécu de l’expérience personnelle ?
4/ La question des pratiques : comment le patrimoine se construit-il au croisement des regards des experts et des acteurs sociaux engagés dans la réalisation de performances artistiques et culturelles de différentes natures ? Quelles sont les relations entre la construction d’images et de mondes virtuels, le réel et le patrimoine culturel ? Peut-on parler d’une abstraction croissante du patrimoine ? Tout est-il patrimonialisable ? Le patrimoine est-il devenu un double de la société ?
4th Cultural Geography, Anthropology and Cultural Studies’ International Conference in Languedoc-Roussillon (South of France)
CULTURAL HERITAGE AND THE QUEST FOR NEW TERRITORIES: TOWARD WHAT DEVELOPMENTS?
Deadline for proposals: May 15, 2009
Site and
Date of the Conference: February 25-27, 2010, University of Nîmes (France)
Contact – proposals : MTE – Christiane Lagarde – tél. 04 67 14 24 43 christiane.lagarde@univ-montp3.fr
Mutations des Territoires en Europe – FRE 3027 - Université Paul Valéry –
Route de Mende – 34199 Montpellier cedex 5 – France
Tél. : +0033 (0)4 67 14 24 43 – Fax : +0033 (0)4 67 14 25 22
E-mail : mte@univ-montp3.fr – http://recherche.univ-montp3.fr/mte/
- Catherine Bernié-Boissard, catherine.bernie-boissard@wanadoo.fr
Géography, Unîmes, FRE 3027 MTE, Montpellier 3
- Dominique Crozat, dominique.crozat@univ-montp3.fr
Géography, FRE 3027 MTE, Montpellier 3
- Laurent-Sébastien Fournier, laurent.fournier@univ-nantes.fr
Anthropology, EA 3260 CENS, Université de Nantes
- Claude Chastagner, claude.chastagner@univ-montp3.fr
Cultural studies, Université Montpellier 3
Partnership :
Université de Nîmes, Université de Montpellier 3
Pôle Européen de Montpellier-Languedoc-Roussillon
CNRS Languedoc-Roussillon
Maison des Sciences de l’Homme Montpellier-Languedoc-Roussillon
Ville de Nîmes, Conseil général du Gard, Région Languedoc-Roussillon
Online registration starting: June 15, 2009
Deadline for receiving the complete draft of selected proposals: December 15, 2009
Site and date of the conference: 25-27 February 2010, Nîmes University (France)
Proposals (between 2000 and 4000 signs, 1 to 2 pages) must be sent in Times New Roman 12, 1.5 line spacing, under Word. They shall feature 5 key words, as well as the first
and last name, field, status, affiliation, and electronic address of the author.
The file will be entitled as follows: LASTNAME.firstname.doc, and exclusively sent to: christiane.lagarde@univ-montp3.fr
The papers can be given either in French or in English
Scientific Committee :
Jean-Pierre Augustin, professor, geography, Bordeaux
Philippe Blanchet, professor, sociolinguistics, Rennes
Jeremy Boissevain, professor, social anthropology, Amsterdam
Jocelyne Bonnet-Carbonell, professor, social anthropology, Nîmes
Paul Claval, professor, geography, Paris
Jean Davallon, professor, information and communication sciences, Avignon
Isabelle Garat, assistant-professor, geography, Nantes
Maria Gravari-Barbas, professor, geography, Paris
Xavier Greffe, professor, economy, Paris
Mickael Janoschka, researcher, CSIC, Madrid
Joël Lancelot, professor, environnemental geochemistry, Nîmes
Deborah Kapchan, professor, performance studies, New York University
Régis Keerle, assistant-professor, geography, Rennes
Frédéric Leriche, assistant professor, économy, Toulouse
André Micoud, researcher, CNRS, Saint-Etienne
Dorothy Noyes, assistant-professor, cultural studies, Ohio State University
Michel Rautenberg, professor, social anthropology, Saint-Etienne
Dominique Salini, professor, arts, Corte
Elodie Valette, researcher, CIRAD, Montpellier
Rationale:
The concept of cultural heritage triggers now multiple expectations as regards the development of territories: wishes to valorize the heritage, but also
to open up the notion of territory to new, human, social, and political issues, to new strategies of protest, of questioning the market economy, and our relationship to the environment. The
diversity taken by the notion leads us to explore its increasing ambiguity, precisely when the very notion of development is challenged by issues of sustainability and trans-disciplinarity.
Such evolutions lead to new perspectives, new ways of questioning the multifaceted dynamics that organize the concept of heritage, of comparing its international uses, of studying from a
practical angle the claims to cultural heritage that have been made at the level of different territories.
Research on cultural heritage has recently developed, while the concept was applied to increasingly varied realities. This led to a broadening of the definitions of the concept, the most pragmatic advocating the idea that “cultural heritage is what a given community of social actors defines as such”. In France, however, the current structure of academia has generally led to a mono-disciplinary approach, despite attempts to bring together different fields and perspectives. From history (Nora, Choay, Poulot), to sociology (Micoud, Lamy), anthropology (Fabre, Bromberger, Rautenberg) to sociolinguistics (Blanchet) or semiology (Davallon), geography (Di Méo, Gravari-Barbas, Veschambre) to economy (Greffe), each discipline has contributed to the understanding of the concept according to its own frame of reference. Cultural heritage has consequently mostly been confined to conceptual frames that enabled to characterize it according to concepts pertaining to specific pre-exiting fields. Thus, for historians, heritage had to do with issues of memory and manipulation of the past, for sociologists, with performances by actors, for anthropologists, with collective identity construction or with cultural transmission processes, for semiologists, with the production of meaning, for sociolinguists, with social or linguistic means of valorization, for geographers, with the organization and the uses of space or with territorial planning, and for economists, with a source of profits and employment.
From more recent, trans-disciplinary perspectives, post-modern approaches have contributed, within the various disciplines, to the development, on a theoretical basis that borrowed largely from semiology, of a reflection that lead to establishing connections between the implementation of cultural heritage processes, a virtual conception of time, and the need to locate oneself in reference to an everlasting present. Such hyperbolic expansion of the field of cultural heritage makes it all he more necessary to launch a reflection that associates the theoretical approach of academic disciplines and the pragmatic lean of professional and decision makers.
Cultural heritage is what one makes of it, and as such, it is increasingly becoming a sort of intellectual pretext for articulating from a heuristic perspective the founding concepts of the various disciplines involved in its study. It has become urgent to reverse the process and build a new approach to heritage that would allow to assess how the concept actually performs, on the field, and why it has become so successful among the various social actors, despite the criticisms it has drawn. Why, how, and with which tools do the various actors claim the notion of heritage and apply it to issues of development? How is what we commonly call, acknowledge, and claim as cultural heritage made to serve development strategies and interests?
To answer these questions, one must first question the concept of cultural heritage, which has become a buzz word of public policies: underline its ambiguities, understand its success and failures, the conditions and the moments it emerged in the fields of public policies and social sciences, assess its use in social practices.
The central issue of the conference will be the potential evolution and development of the concept of cultural heritage; to what extent does it create new social and political debates throughout the world, how does it crystallize a thirst for change, human, economic or environmental change? Why is the concept of heritage still connected to cultural, economic, and territorial references, in spite of the risks of co-optation and standardization, of reification of the past and nostalgia?
Consequently, this conference aims at studying the concept of heritage with tools elaborated by geography, anthropology, cultural studies, and a few more disciplines, privileging a pragmatic definition of heritage as made up of the various practices and representations of a given community. From this perspective, heritage should no longer be connected to the pre-existing theoretical and conceptual demands of academic disciplines. The goal is to show to what extent they can bring a better understanding of reality and of current social and cultural evolutions. The interdisciplinary dimension of the conference will enable to define perspectives that bypass strict boundaries and suggest common grounds. Moreover, an important aspect of the conference will be to focus on case studies concerning different countries. Comparative studies may deal with the on-going debates in various countries dealing with the ways to valorize cultural heritage, as well as the terminological ambiguities linked to the terms used in Europe and beyond to describe the concept (patrimoine, beni culturale, Erbe, culturarv, politistikē klēronomia, dziedzictwo kulturowe, örökség, nasledstvo, etc.). The conference will suggest thematic convergences, even perhaps several papers around a single object considered as cultural heritage by different cultural or social groups (music, festivals, celebrations, rituals, physical practices, oral expressions, crafts and skills, architecture, food ways, material culture...)
Papers are expected from academics as well as professionals of cultural heritage; they should explore issues of relation between cultural heritage, and the quest for new territories, and new modes of development. The purpose is to better understand how the hidden meaning of heritage coincides with the emergence of new social spaces, and meets and new contemporary, collective demands in terms of social welfare and social peace. Similarly, it will be necessary to deal with issues of cultural heritage and life management, in order to distinguish the material and immaterial aspects of heritage. As well, proposals focusing on the overlapping/combination of the concept of sustainable development with that of cultural heritage will be welcome. How does one shift from preservation and development to sustainability?
Proposals should explore one of the four main categories listed below:
1. Cultural heritage and the economy: what are the specific indicators that reveal the extent to which the concept cultural heritage accommodates new paradigms?
2. Cultural heritage and territories: to what extent do references to heritage contribute to the “marketing of place” and the building of new attractive sites in different parts of the world? What is process along which “nomadic heritage” and imaginary references to homeland cultures take shape among migrant populations?
3. Cultural heritage and identity: to what extent does heritage contribute to the formation of collective territorial identities? Does the development of heritage policies enhance risk of co-optation and globalization or is it a tool for the defense of cultural diversity? To what extent does the current predominance of heritage contribute to a new definition of mind frames and the experience of place? What are the links between heritage, the construction of time references, and everyday experience?
4. Cultural heritage and practices: how does the concept of heritage connect with the perspectives defined by experts and social actors involved in various artistic and cultural performances? What are the relations between constructing images and virtual worlds, reality, and cultural heritage? Is there a growing abstraction of heritage? Can everything be turned into heritage? Has heritage become the double of society?
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